Les opérations conclues le prouvent, contrairement aux ententes. Un dossier convaincant comprend les confirmations de virements, les directives de libération des fonds en mains tierces, les actes de vente, les baux signés, les factures payées et les reçus délivrés par le vendeur ou les fournisseurs. Une convention d'achat, aussi détaillée soit-elle, consigne une intention; la classification s'intéresse à ce qui a déjà échappé au contrôle de l'investisseur.
Recueillez les reçus, et non les engagements
La distinction est facile à énoncer, mais étonnamment difficile à appliquer, car un acheteur bien préparé présente naturellement le contrat en premier. Le contrat mérite d'être inclus, mais il devrait venir après les documents qui démontrent son exécution. Chaque dollar devrait pouvoir être retracé depuis une origine licite, par un compte identifiable, jusqu'à un destinataire ayant délivré un accusé de réception.
Exemple hypothetique : une investisseuse de Sainte-Cécile-de-Milton se présente à une première consultation à distance avec une convention d'achat-vente signée, une traite bancaire payable à l'avocat du vendeur et un plan d'affaires. La traite est dans son sac à main, ce qui constitue précisément la difficulté : rien n'a encore bougé. La remettre, obtenir un reçu et donner des directives d'entiercement empêchant que les fonds lui reviennent transforment trois documents portant sur l'avenir en trois documents portant sur le passé; seul le second ensemble répond au règlement.