Il s'agit de procédures différentes plutôt que de prix différents. Une demande consulaire est présentée à un poste à l'étranger et mène à la délivrance d'un visa autorisant l'entrée sous cette classification. Un changement de statut aux États-Unis est demandé à l'USCIS au moyen du formulaire I-129, accompagné des frais prévus dans le barème, soit le formulaire G-1055; il change le statut sans produire de visa, de sorte que tout départ ultérieur exige encore une demande consulaire.
La voie la moins coûteuse n'est pas toujours la plus utile
La décision dépend habituellement des déplacements plutôt que des frais. Un changement de statut est pratique pour une personne qui se trouve déjà légalement aux États-Unis, mais il ne produit aucun document de voyage; le premier retour au pays rend donc une demande consulaire nécessaire de toute façon. Une demande présentée à un poste produit le visa et règle la question dès le départ.
Exemple hypothetique : une investisseuse de Sainte-Cécile-de-Milton qui possède toujours son écurie québécoise prévoit revenir plusieurs fois par année pour gérer la vente de son troupeau et de ses terres. Dans son cas, la voie consulaire répond au problème concret, même si la demande présentée aux États-Unis peut sembler plus simple. Les coûts réels entourent les deux choix : le plan d'affaires, l'évaluation de l'entreprise par le comptable, la traduction des documents bancaires et des documents de sociétés du Québec, ainsi que le travail juridique nécessaire à la restructuration de la convention d'entiercement pour que le capital soit véritablement exposé à un risque.