La rareté au sein de l’entreprise appuie l’allégation, mais ne suffit pas à l’établir. Le critère consiste à déterminer si les connaissances concernent le produit, le processus ou la procédure propres au requérant, ou constituent une connaissance avancée de la manière dont cette organisation exerce ses activités, plutôt qu’une expertise généralement accessible dans le domaine.
La rareté constitue une preuve; l’appartenance à l’employeur constitue le critère
Le fait que deux membres du personnel possèdent une compétence renseigne sur la dotation, et une requête qui s’appuie uniquement sur ce fait appelle la réponse évidente selon laquelle l’entreprise pourrait former une troisième personne. Ce qui fait progresser l’analyse, c’est de démontrer que les connaissances sont indissociables de l’employeur. Exemple hypothetique : un installateur près de Saint-Joachim-de-Shefford élabore sa propre logique de gestion de la charge à partir de matériel acheté, et les séquences qui permettent à une installation de continuer à fonctionner pendant une vague de froid en février ont été mises au point à l’interne au fil de six hivers.
La connaissance de ces séquences constitue une connaissance du processus de l’entreprise, et le fait que peu de personnes la possèdent est un élément corroborant plutôt que l’argument lui-même. Comparez cette situation à celle du même technicien qui détient une certification du fabricant pour un contrôleur largement commercialisé. Cette certification est transférable, d’autres titulaires existent partout sur le continent et sa rareté au sein d’une petite entreprise ne dit rien au sujet du requérant.
Une vérification interne utile consiste à se demander ce qu’un concurrent devrait acheter pour obtenir la même capacité. Si la réponse est une formation, les connaissances appartiennent au métier. Si la réponse est l’historique de conception de l’entreprise, elles appartiennent à l’employeur.