Le contrôle des antécédents constitue un examen des antécédents plutôt qu'une formalité documentaire, et une franchise totale quant aux antécédents d'immigration importe davantage que la présentation. Les refus antérieurs, les demandes retirées, les périodes de présence illégale, les casiers judiciaires et l'origine des fonds versés font partie des éléments qui doivent être divulgués avec exactitude, car une dissimulation découverte ultérieurement est pire que le fait dissimulé.
Un refus antérieur est un fait à expliquer, et non à cacher
Les demandeurs qui ont déjà essuyé un refus présument souvent que celui-ci les rend inadmissibles et sont tentés de l'omettre. La non-divulgation crée un deuxième problème, plus grave, car une fausse déclaration sur un point important entraîne ses propres conséquences, qui dépassent largement la demande en cause. Exemple hypothetique : une demandeuse de Sainte-Cécile-de-Milton s'est vu refuser un visa de visiteur il y a de nombreuses années pour des motifs qu'elle n'a jamais entièrement compris et ne possède plus les documents.
La bonne démarche consiste à reconstituer le dossier, à obtenir ce qui peut l'être auprès des sources officielles et à présenter un récit exact accompagné d'une explication. Il est tout aussi raisonnable de constituer rapidement le dossier sur les fonds, car l'origine d'un paiement de cette ampleur sera examinée, quelles que soient les modalités propres au cadre, et une banque incapable d'expliquer un virement entrant le bloquera bien avant qu'un représentant de l'État ne le fasse.