Seulement si l’inscription de cette profession l’exige. La liste du traité établit un minimum distinct pour chaque profession, et l’exigence applicable à l’horticulteur est satisfaite par le diplôme qui y est désigné plutôt que par un permis professionnel.
L’inscription fixe le seuil, et non le secteur d’activité
Les gens présument que la règle relative aux qualifications est uniforme parce que la catégorie porte un seul nom, mais ce n’est pas le cas. Chaque profession inscrite à l’appendice 2 comporte sa propre ligne, et ces lignes ont été rédigées séparément : quelques-unes désignent un permis délivré par un État ou une province, la plupart désignent un diplôme, et un petit nombre permettent de combiner des années d’expérience avec un certificat d’études postsecondaires. Lire la mauvaise ligne est une façon discrète d’arriver à un point d’entrée avec le mauvais document.
Exemple hypothetique : une conseillère en agronomie auprès d’un producteur de petits fruits près de Saint-Joachim-de-Shefford se voit offrir un poste de consultante en cultures aux États-Unis et présume qu’elle doit d’abord obtenir un permis américain, puisqu’une amie exerçant une autre profession inscrite a dû le faire. Son inscription exige un diplôme; les démarches pour obtenir le permis lui coûtent donc trois mois et ne répondent à aucune exigence. L’erreur inverse est plus coûteuse.
Les inscriptions qui mentionnent un permis le présentent presque toujours comme une solution de rechange à un diplôme, de sorte que l’un ou l’autre suffit; toutefois, lorsque la seule solution de rechange offerte est la Licenciatura mexicaine, comme pour les professions de psychologue et d’infirmière autorisée, un baccalauréat canadien dans la même discipline ne peut pas remplacer le permis. Deux autres points doivent être soulignés. Le permis exigé par un État pour exercer la profession est distinct de la règle de qualification prévue par le traité, et le respect de l’une ne règle pas l’autre.
En outre, rien de tout cela ne mène à la résidence permanente : le statut TN constitue une autorisation de travail temporaire, et non une étape vers la carte verte.