Sa structure est inverse. La somme constitue un don au gouvernement des États-Unis, et non des capitaux placés à risque dans une entreprise, et aucune exigence de création d’emplois ne s’y rattache. Selon ce que les organismes déterminent de manière appropriée, les demandes accueillies mènent à la résidence permanente légale par l’intermédiaire d’EB-1 ou d’EB-2; le don est considéré comme un élément de preuve au titre des dispositions précisées, mais les exigences relatives à l’admissibilité à la résidence permanente légale et aux États-Unis ainsi qu’à la disponibilité d’un visa continuent de s’appliquer.
Un don, et non un investissement
La distinction importe sur le plan financier avant même d’importer sur le plan juridique. La personne qui investit dans une entreprise possède un actif et peut récupérer ou perdre sa mise selon le rendement de l’entreprise. La personne qui verse un don au gouvernement des États-Unis ne possède ensuite rien et n’a aucune possibilité de récupérer la somme, peu importe ce qui arrive par la suite. Il est préférable que toute personne comparant les deux voies garde cette différence à l’esprit tout au long de l’analyse, car beaucoup de commentaires imprécis décrivent le paiement comme un investissement et certains présentent même l’entente comme quelque chose que le gouvernement fournit. C’est l’inverse : le demandeur paie, et le paiement est un don.
Exemple hypothetique : on dit à un demandeur de Roxton Pond que le programme Gold Card n’est qu’une version plus rapide de la voie destinée aux investisseurs. Une comparaison sur une seule page corrige cette idée en une minute. La première colonne présente des capitaux à risque, dix emplois admissibles à temps plein, une participation dans l’entreprise et une requête ultérieure visant à supprimer les conditions. La seconde présente des frais de traitement non remboursables, un don versé au gouvernement des États-Unis après le contrôle préalable et une demande fondée sur une classification EB-1 ou EB-2 existante. Il ne s’agit pas de variantes d’un même modèle, et confirmer les conditions officielles en vigueur avant d’agir fait partie de l’exercice.