Le conjoint d'un investisseur visé par un traité est autorisé à travailler en fonction de son statut et peut travailler pour n'importe quel employeur, y compris l'entreprise de la famille. Les enfants célibataires de moins de 21 ans sont des bénéficiaires dérivés et peuvent étudier mais pas travailler. Rien de tout cela ne mène à un statut permanent, car cette voie n'offre aucun accès direct à la résidence permanente.
Généreux tant que ça dure, et ça ne devient pas une résidence
Exemple hypothetique : Rachid déménagerait avec son épouse et ses enfants d'âge scolaire pendant que l'entreprise de blanchisserie qu'il achète prendrait ses marques. La position immédiate est confortable. Le conjoint de Rachid peut accepter un emploi sans permis de travail distinct, ce qui, pour de nombreux ménages, fait que le calcul du déménagement fonctionne, et les enfants peuvent s'inscrire à l'école.
Ce qui mérite attention, c'est l'horizon. Le statut est en principe renouvelable aussi longtemps que l'entreprise continue à remplir les conditions requises et que les familles y vivent pendant de nombreuses années, mais il reste temporaire, nécessite une intention continue de partir lorsqu'il prend fin et ne se transforme pas lui-même en résidence permanente. Deux conséquences s’ensuivent pour la planification.
Un enfant qui atteint 21 ans perd son statut de bénéficiaire dérivé et a besoin d'une base indépendante pour rester, le plus souvent un parcours étudiant, et la famille devrait compter à rebours à partir de cet anniversaire. Et si le véritable objectif du ménage est de s'installer définitivement, la voie permanente devrait être préparée parallèlement à celle-ci plutôt que de supposer qu'il en découle.